Le bon utilisateur LinkedIn s'autocensure pour cultiver sa réputation

L'information picote les yeux... les doigts sont prêts à lancer un commentaire qui fera mouche. Problème, ce n'est pas le lieu pour faire dans le cynisme ou dans le genre "redresseur de tort". À l'heure où une réputation professionnelle peut voler en éclat, en un claquement de doigts, tourner sept fois sa langue dans sa bouche, c'est clairement se rendre service.

La crédibilté sur LinkedIn passe par la retenue, mais pas seulement.
À quoi d'autre faut-il faire attention quand on publie sur un site/réseau professionnel ?

Aucun commentaire sur l'orthographe

Tout n'est pas bon à dire sur LinkedIn

Libres à vous de publier sur un compte social, à la fréquence que vous voulez, sur le sujet de votre choix. Reste que commenter, c'est comme jouer : cela comporte des risques. Et si ce n'est pas forcément mauvais pour la santé (mentale), c'est à sa réputation que cela peut faire mal.

Afin d'éviter le dérapage, tour d'horizon de ce qu'il faut vraiment éviter de faire :

  1. Un commentaire sur l'orthographe de quiconque. Même quand c'est tentant ! (cf. illustration)
     
  2. Une remarque sexiste. Oui, ça arrive... et c'est choquant.
     
  3. Faire de l'humour avec un inconnu. C'est sans doute bien de détendre une atmosphère trop business. Problème, le second degré ne passe pas en mode binaire.
     
  4. Jeter de l'huile sur le feu. Réagir négativement à la production de quelqu'un (texte ou vidéo). Il est parfois des créations peu inspirées "balle dans le pied".
Tais-toi quand tu parles sur LinkedIn

L'état d'esprit positif - naturellement

Bien sûr, ces quelques principes de base, valables également dans le monde biologique, peuvent paraître coercitifs. L'interdiction de faire tout commentaire sur la syntaxe, par exemple, est pour moi un vrai crève-cœur. Promouvoir le bon usage de la langue française n'est pas simplement une histoire de respect des règles, c'est la bonne compréhension de ce qui est dit, qui est en jeu... C'est déjà assez compliqué comme ça de s'entendre, si en plus plus personne n'utilise le même code.

Heureux sommes-nous, il est des choses bien vues sur LinkedIn. Je vois trois attitudes:

  1. Complimenter - saluer un effort
  2. Apporter un autre éclairage à un article, développer, élever le débat
  3. Inclure un contact dans une conversation, partager

Oui, il y a un côté Ecole des fans à tous s'applaudir. Mais que cherchent les gens qui, comme moi, publient sur la plateforme, sinon un retour, une tape sur l'épaule - ou à défaut, un "j'aime" ?

LinkedIn pousse au pacte de non-agression, simplement parce que c'est cette attitude qui donne des résultats. Les Anglo-Saxons l'auraient bien compris, en valorisant l'autre et sa réussite, plutôt qu'en "stigmatisant" ses échecs.

Linkedin, une autre ecole des fans

Omettre les défauts pour s'affirmer pro

Oui, il faut se taire plus souvent qu'il ne faut s'exprimer, sur les réseaux sociaux tels que LinkedIn. Grimper sur la table pour imposer son point de vue, c'est valable à la télévision (française), pas sur le web. Le tir au pigeon a quelque chose de méprisable, parce qu'il ne laisse aucune chance. C'est un smash dans le filet, plutôt que l'entame d'un échange. Participer est plus gratifiant que de critiquer, foi d'animal.

On lavait jusqu'à maintenant son linge sale en famille, dans le monde biologique. On a tout intérêt à y lever les désaccords à l'abri des regards numériques.

Dans un contexte professionnel, la meilleure façon de sortir du lot, c'est encore par l'intelligence, la créativité et un brin de technique. C'est ainsi que percent les influenceurs d'aujourd'hui. On écoute plus facilement ceux qui construisent et qui donnent envie de contribuer à leurs projets. 

Au final, il y a trois éléments à ne pas pas perdre de vue au moment de rédiger un commentaire. Parce que le billet est en réalité simplement une passe décisive ; le commentaire, c'est le goal de l'histoire.

  • de la gratitude
  • une contradiction modérée
  • du constructif

À vous de scorer !